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Musique et Cartes postales

L’exposition en ligne « Musiques et Cartes postales » a lieu sur Instagram du 19 octobre au 12 novembre.

Le Musée de la Musique continue de vous proposer des expositions à découvrir depuis chez vous avec pour cette deuxième exposition des cartes postales marocaines.

La carte postale apparait à la fin du XIXème siècle, période où les avancées techniques dans la reproduction, le développement de la scolarisation et la création en 1879 de l’Union Postale Universelle et de son réseau de communication permettent sa naissance et son succès. La carte postale coloniale, dont il est principalement le cas dans cette exposition présentant des exemples datant pour la plupart d’avant 1956, est avant tout une image construite : elle représente une image fantasmée du pays, empreinte des représentations coloniales véhiculées par les autorités de l’époque, au détriment des populations locales (que l’on retrouve parfois également dans les textes inscrits au dos des cartes postales). 

Cette exposition montre également les messages inscrits au dos des cartes imagées. La période compliquée du confinement et l’éloignement est le moment idéal pour le retour de la carte postale : elle peut ainsi retrouver son rôle de connexion et sa matérialité fait du bien pendant cette période où le travail, les échanges, les sorties culturelles sont dématérialisés. On trouve ainsi le mouvement solidaire « les cartes vitales » rassemblant des cartes postales d’artistes pour « redonner du sens à notre existence », initiative lancée pendant la crise du Covid-19. C’est donc avec une certaine nostalgie que l’on se replonge dans ces messages envoyés le siècle dernier qui rapprochaient les émetteurs et leurs destinataires par des pensées tendres mais également qui servaient de support aux messages plus triviaux, et donnaient ainsi une matérialité et un temps véritable à ces conversations longue distance. 

L’exposition sera complète le 12 novembre sur Instagram alors n’oubliez pas de suivre le Musée de la Musique sur Instagram pour ne rien rater de nos expositions et de notre actualité !

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Hamid Al-Zahir, pionnier de la musique populaire à Marrakech

L’exposition-playlist n°2 Hamid Al-Zahir, le pionnier de la musique populaire à Marrakech est à découvrir depuis le 12 octobre sur Youtube.

Hamid Zahir (حميد الزاهر) ou Hamid Ben Taher pour l’état civil est un oudiste, un chanteur populaire marocain, et une figure emblématique de la chanson marrakchie. Son jeu musical est unique : il s’inspire du patrimoine musical de sa ville natale, à savoir les styles daqqa, et gnaoua pour donner à ses chansons un air de festivité.

Dans les années 50 Hamid Zahir commença à produire ses propres chansons. Enregistrés dans les studios de la maison de production Sabah, des morceaux comme “AwinAwin”, “Rouah Li Bgha Yzour”, “Lila a Sidi Aâmara” deviennent très vite de véritables tubes. Repris partout au Maroc, ils ouvrent aux musiciens deMarrakech la voie du succès national.

Au milieu des années 70, Hamid Zahir jouit déjà d’un statut de star nationale. Des chansons comme la fameuse “Lalla Fatima” et “Ach Dak Tmchi Lzine” transcendent même les frontières nationales, pour s’imposer sous des cieux aussi inattendus que l’Arabie Saoudite et le Koweït. Ils valent à leur auteur d’être sollicité pour des tournées internationales qui le mèneront aux quatre coins du globe,avec des concerts dans des contrées aussi éloignées que le Japon et l’Australie.

Plus près de chez nous, Hamid Zahir devient également la coqueluche du public maghrébin. En Tunisie, où il se déplace fréquemment, son succès est tel qu’il lui vaut d’être décoré par le président tunisien de l’époque, Habib Bourguiba.Visitez la deuxième playlist du Musée de la Musique sur Youtube, bonne découverte ou redécouverte !

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Hajja El Hamdaouia, diva de l’Aïta moderne

L’exposition-playlist n°1 Hajja El Hamdaouia, diva de l’Aïta moderne est à découvrir sans modération sur Youtube depuis le 31 août.

Née en 1930 dans un quartier populaire de Casablanca, Hajja El Hamdaouia découvre la musique par son père mélomane. Sa carrière commence au début des années 1950, dans le théâtre d’abord puis rapidement dans la musique. Après une chanson engagée où elle se moque de Ben Arafa (Waili a chibani), considéré comme illégitime remplaçant de Mohamed V, elle s’exile en France où elle est la première artiste féminine à chanter du châabi en Europe. Elle se produit dans divers cabarets parisiens et côtoie les artistes orientaux de l’époque (Mohamed Fouiteh, Maurice Mimun, Samy Elmeghribi…).
Elle rentre au Maroc après le retour au pouvoir du roi Mohamed V en 1955 et se produit au prestigieux music-hall casablancais le « Coq d’or » au côté de Salim Hilali.  
Les années 80 et 90 sont des années d’oubli mais la diva fait son grand retour dans les années 2000, se produisant notamment en France et au Canada.

« Je suis toujours émue quand je vois des enfants ou des jeunes chanter mes chansons, je me dis que j’ai réalisé quelque chose dans ma vie, je crois » 

Hajja El hamdaouia
Pochette de vinyle de Hajja El Hamdaouia

Elle est notamment célèbre pour avoir moderniser l’Aita Marsawiya, un style musical engagé (Aïta signifiant « appel »), originaire de la région du Grand Casablanca et chanté en dialecte marocain. Hajja El Hamdaouia est la première à mélanger le châabi, musique populaire, à l’Aïta et incorporer des instruments modernes, elle participe ainsi à « l’urbanisation » du chant rural des terroirs atlantiques.
Ses nombreuses rencontres avec le monde de la musique orientale, notamment à Paris pendant son exile, lui valent aussi d’exceller dans le Mawal gharnati, les chanson algériennes et tunisiennes, judéo arabes et même le flamenco espagnol. On peut la voir également chanter dans le film « Retrouver Oulad Moumen » de Izza Genini où elle interprète « Ma yiddishe mama ».
Elle accompagne sa voix unique du bendir et de la taarija, elle crée son premier orchestre en 1959 pour se produire. Ses chansons, qui reprennent de nombreux sujets : amour courtois et osé, trahison, famille, violences conjugales, résistance, amour de son pays… sont pleines de nostalgie et d’humour pour les marocains qui les fredonnent.

Pochette de vinyle de Hajja El Hamdaouia

La trajectoire de cette artiste, ses chansons et allusions fines et coquines font de Hajja El Hamdaouia « la figure emblématique qui permit aux femmes de retrouver la paroles » pour Rabah Mezzouane, programmateur musical de l’Institut du Monde Arabe et journaliste musical.
Dans les années 1950, quand elle se fait remarquer et commence à jouer au théâtre dans la troupe de Bachir Laalej, elle est l’une des premières femmes au théâtre au Maroc, puisqu’à l’époque même les rôles de femmes étaient joués par des hommes. Elle s’oppose à son père qui au départ refusait sa carrière et qui l’a quasiment reniée. Elle joue également au football et s’engage pour son pays contre la France. 
Cette vie de femme engagée se retrouve dans ces chansons où elle exprime ouvertement sa féminité, parle de sexe et d’amour, de violences conjugales, la résistance et son pays.
Cette artiste exceptionnelle est à découvrir et à redécouvrir dans la première playlist du Musée de la Musique sur Youtube, bonne découverte ou redécouverte !

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Musiciens et Instruments d’Afrique

La première exposition temporaire du Musée de la Musique réalisée avec Afrikayna a lieu du 28 février 2020 au 28 février 2021 (l’exposition fait l’objet d’une prolongation due à la crise du Covid-19).

Affiche de l’exposition

Par sa géographie et son histoire, le Maroc est lié tant à l’Andalousie qu’à l’Afrique. 
L’exposition montre des instruments de musique et des photographies qui permettent de mieux comprendre la diversité de la musique africaine. Elle présente principalement 4 catégories d’instruments : les aérophones, les membranophones, les cordophones et les idiophones. 
En Occident les premières références à la musique d’Afrique sont présentes depuis le 18ème siècle. Nous présentons deux gravures du 18ème siècle qui montrent l’intérêt des Européens pour ces cultures lointaines. 

Les cordophones

Cette exposition souligne la vocation du Musée de la Musique : collecter, comprendre, illustrer les instruments de musique ouvrant ainsi la compréhension. 


Le Musée de la Musique s’associe aux partenaires qui comme nous ont la préoccupation de transmettre et de faire connaitre les musiques d’Afrique et du Maroc. L’association Afrikayna a travaillé étroitement avec le Musée de la Musique pour la réalisation de cette exposition.


L’exposition « Musiciens et Instruments d’Afrique » a également été la première « Exposition en ligne » proposée sur Instagram.

Depuis la crise 2020 et le confinement, le Musée de la Musique a décidé de proposer de nouvelles formes d’expositions disponibles même depuis chez soi.
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